vendredi 5 novembre 2010

Hibernation d'une coureuse

5 novembre 2010. Pas de course en vue, rapprochée je veux dire. Il y a toutes les courses de 2011, mais d'ici à la fin de l'année, rien.

Je suis en train de lire le livre de Danny Dreyer, ChiRunning. Je crois en avoir déjà parlé dans un autre blogue. La clinique de course que j'ai faite avec Jacqueline Gareau était basée sur ce livre (d'ou l'achat du livre en question). C'est un livre très intéressant, un livre qui vante sa technique injury free. En gros, c'est revenir à la posture de course que les enfants ont, que NOUS avions lorsque nous étions nous même enfant. Sans stress, sans pression, sans contraintes, sans responsabilités. Juste courir pour le plaisir.

Il y a plusieurs exemples dans le livre pour expliquer les différentes techniques de base pour pratiquer le ChiRunning. Il y en a un qui m'a spécialement interpeller, je ne sais pas trop pourquoi parce que cet exemple inclut un plongeon à la piscine publique et comme je ne suis pas une plongeuse... Mais dans le fond, cet exemple est applicable dans plusieurs activités enfantines.

Imaginez que vous êtes à la piscine publique et que vous jouez, avec vos amis et les enfants présents, à sauter sur le plongeon. Il y a plusieurs enfants et vous devez attendre en ligne afin que tous les enfants puissent plonger à tour de rôle. À un moment, vous êtes dans la piscine et regardez en direction du plongeon. PERSONNE! Vite, vous vous dépêchez à sortir de la piscine et partez à courir aussi vite que vos petites jambes le permettent pour atteindre le plongeon. Vous entendez au loin, très loin, une voix venue d'une autre planète... "on marche!!!". Zut, le sauveteur. Vous avez le choix, si vous faites la sourde oreille et continuez à courir, vous risquez de vous faire sortir et vous pourrez dire adieu au plongeon. Alors vous décidez de marcher, ou plutôt "marchir", entre la marche et la course. Vous avez alors LA posture idéale pour courir. Votre corps est penché vers l'avant, vos jambes font une roue en arrière de votre centre de gravité, votre regard est droit devant vous, vos bras aident vos jambes dans leur cadence, vos épaules sont vers l'avant et comme, logiquement, votre cadence est accélérée, vos pieds atterissent sur leur milieu et non sur leur talon ni sur leurs orteils.

Alors voilà ce que je ferai en période d'hibernation. Je pratiquerai cette technique. C'est fou, mais j'ai déjà mis cet exemple en pratique en imaginant que j'étais à la piscine publique et que je me dépêchais et ça fonctionne vraiment. Le plus difficile est de garder le focus. Un bon truc de l'auteur est de mettre le chronomètre de la montre toutes les 10 minutes afin de nous rappeler de ramener le focus sur notre forme, sur notre posture. Au début, c'est difficile et ça ne dure pas longtemps, mais au fur et à mesure que les pratiques se multiplient, les périodes de focus rallongent naturellement.

Il y a plein de focus dans le livre à pratiquer. De la tête aux pieds. Il s'agit en fait d'en prendre 1 ou 2 et de les pratiquer pendant une sortie. La sortie suivante, on prend les mêmes ou bien on en prend d'autres. C'est selon ce que votre "Body Sensing" ressent.

En fin de semaine, massage avec la grande Jacqueline Gareau. J'ai hâte, pour le massage bien sur, mais surtout pour être en présence de cette grande dame. Elle dégage tellement de positivisme, de dynamisme... c'est énergisant d'être en sa présence. La semaine prochaine, soit le cours en orienteering ou la sortie en trail. Pourquoi faut-il faire des choix si déchirants?!

En attendant, je continue de courir... courir parce que je ne veux pas perdre ma place dans le rang pour le plongeon à la piscine publique.

RG

Rogaine

Rogaine : Rugged Outdoor Group Activity Involving Navigation and Endurance

La semaine dernière, j’ai fait mon premier rogaine… and I had the time of my life!!

Un rogaine est en fait une course en orientation, mais contrairement à cette dernière, les checkpoints n'ont pas à être ramassés dans un ordre prédéterminé. Chaque équipe y va de son propre parcours que nous déterminons en début de course lorsque les cartes sont données à chaque équipe. C’est à ce moment que nous apprenons où se déroulera la course, combien de checkpoints il y a sur le parcours, et tous les autres détails nécessaires à la course.

Les cartes ont été distribuées vers 8h45 le matin et le départ était prévu à 9h15. Nous avions donc, mes partenaires de course et moi, N et D, 30 minutes pour l'étudier et déterminer le meilleur parcours pour amasser le plus de points possible. Chacun des checkpoints ont une valeur différente, souvent déterminée par la difficulté à trouver ces derniers. Un checkpoint situé sur le sommet d’une colline abrupte en pleine forêt paiera beaucoup plus qu’un checkpoint situé dans la ville.

Nous sommes donc tous partis, remplis d’énergie, sur le coup de 9h15. Les équipes sont à peu près toutes parties dans la même direction, mais déjà quelques minutes après le départ, on voyait que la masse se dispersait. Les premiers checkpoints ont quand même été assez faciles à repérer étant donné qu’ils étaient situés dans la ville. Lorsque fut le temps d'entrer dans le parc de la Gatineau, là même où se déroulait la course, le vrai plaisir a commencé. Au début, lorsque N m'en avait parlé, je croyais que les checkpoints seraient plus faciles d’accès. J’entends par là, dans la forêt, bien sûr, mais quand même accessibles du point de vue humain… sur 2 jambes et avec l’aide des 2 bras. Mon physio m’en avait également parlé souvent parce qu’il fait souvent des courses en orientation et j'avais l'impression que c'était comme une randonnée dans la forêt, avec des buts précis, les checkpoints. Je me suis rendue compte en faisant cette course que certains checkpoints ne sont pas si accessibles. En fait, non, ils sont accessibles. C'est plutôt la façon de se rendre qui peut parfois demander des talents d'acrobate.

À un moment, sur notre trajectoire, il y avait un amas de branches et de troncs d’arbre, tous empilés un peu à la façon d'un énorme barrage à castor. Je ne me souviens même plus si c'était un marécage sous cette pile de bois. Toujours est-il que nous avons dû traverser cet amas, parfois assis, parfois à quatre pattes, parfois en équilibre sur nos deux pieds. Nous avons dû perdre une bonne demi-heure à cet endroit, le temps que nous traversions tous. Rendue à la toute fin de ma traversée, je suis tombée, face première contre terre/eau/bouette/herbe (j'ai oublié de spécifier que je n'avais pas les bons souliers pour ce genre de course. Je portais mes souliers de route et je peux affirmer qu'ils sont très glissants due à la semelle en caoutchouc. Bref, toutes les fois que je devais monter ou descendre dans la forêt, je prenais du retard sur mes partenaires parce que je devais faire très attention pour ne pas perdre pied et débouler)!

À un autre moment, nous avons fait de l’escalade, mais attention, de l’escalade pure! Je crois avoir entendu N dire que nous avons monté à 120 mètres d’altitude sur quelques mètres de longueur. Le genre de falaise avec roches et troncs d’arbre qui poussent de façon difforme. Le genre de falaise qu’habituellement est contournée.

J’ai adoré mon expérience et compte bien recommencer aussitôt que j'en aurai la chance. Je crois que le prochain rogaine sera à Morin Heights au printemps. La fin de semaine du 12 novembre, il y a un espèce de cours sur les rogaines avec un grand champion québécois, celui d'ailleurs qui a gagné le rogaine de Gatineau. J’aimerais beaucoup y aller, mais il y a aussi l’entraînement sur trail au Mont Orford qui me brûle d’envie d’y aller. Je verrai la semaine prochaine… ça va également dépendre de Amoureux, s’il sera à la maison ou pas.

Si quelqu’un veut faire de l’orienteering ou un rogaine, vous savez ou me trouver!

RG